Quand les écrans deviennent maîtres…et comment se libérer
Tu t’es déjà dit que tu n’avais jamais assez de temps ? Moi, oui.
Les 24 heures qu’on me donne chaque jour ne me suffisent jamais. Il y a toujours plus à faire, plus à penser, plus à cocher sur ma liste… et moins de cases qui passent de “à faire” à “fait”.
Parmi toutes les ressources que j’ai — l’énergie, les idées, les relations — c’est toujours le temps qui me semble le plus rare.
Mais imaginons un instant…
Et si demain, Dieu décidait de me donner une heure de plus? Ou deux? Ou trois belles tranches de 60 minutes, ajoutées comme un bonus inattendu à mon horloge ?
Comment est-ce que je les utiliserais ?
Est-ce que je les investirais avec sagesse, dans des projets utiles, dans des moments riches de sens ?
Ou est-ce que je trouverais une façon de les gaspiller…
…comme je le fais déjà trop souvent avec le temps que j’ai maintenant ?
Je vais être honnête avec toi : l’un de mes plus grands gaspilleurs de temps, ce sont les écrans. Oui, je parle de mon téléphone. De ce moment innocent de “je vais juste vérifier un truc vite fait” qui devient 20 minutes voire une heure de scroll.
Et ça, c’est un sujet dont on parle rarement. Parce que ça touche là où ça fait mal. Et pourtant, mon rapport aux écrans en dit long sur mon cœur. Sur mon attitude face à Dieu. Sur la valeur que je donne à Sa Parole. Et sur la manière dont je gère le cadeau précieux qu’Il me donne chaque jour : le temps.
Est-ce que la Bible parle des smartphones ? Non. Mais elle parle beaucoup du temps. Des habitudes. Et surtout… des maîtres. Parce qu’on a tous un maître, même si on ne le dit pas comme ça.
C’est ce qu’on va explorer ensemble aujourd’hui. Qui dirige vraiment ta vie, tes habitudes, ton emploi du temps ?
Et si tu réalises que tu ne suis pas le bon maître…
comment faire, dès aujourd’hui, pour changer de direction ?
Méditons tout cela ensemble. Allons-y, c’est parti !
« Si seulement j’avais le temps… »
C’est un peu la bande-son de ma vie. Si seulement j’avais le temps de faire tout ce qu’il y a à faire… et puis, un peu de temps rien que pour moi.
Au fil des années, j’ai essayé toutes sortes de méthodes pour “gratter” quelques minutes de plus dans ma journée de 24 heures. J’ai testé différentes techniques de gestion du temps. J’ai investi dans des appareils censés me faire gagner du temps à la maison. Je me suis levée plus tôt, je me suis couchée plus tard. J’ai essayé de combiner le travail avec des moments de plaisir. Et la liste continue…
Mais la vérité, c’est que 24 heures, c’est tout ce que j’aurai jamais dans une journée. Point.
Et même ces 24 heures, elles ne me sont pas garanties.
La Parole de Dieu me le rappelle encore et encore : la vie est courte. Nos jours sont comptés. Et une fois qu’ils sont passés… c’est fini.
Ne te vante pas du lendemain,
Car tu ne sais pas ce qu’un jour peut enfanter. (Proverbes 27.1)
Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain!
Car, qu’est-ce que votre vie?
Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps,
et qui ensuite disparaît. (Jacques 4.14)
Dieu nous confie toutes choses dans la vie pour qu’on en prenne soin. Le mot “intendant” ou “gestionnaire” n’est peut-être pas très courant aujourd’hui, mais à l’époque biblique, tout le monde savait ce que ça voulait dire.
Un intendant, c’est quelqu’un à qui un maître confie des biens, dans le but de les faire fructifier pour lui. De la même manière que Dieu peut confier des richesses matérielles, Il nous confie aussi du temps. Pas pour qu’on le gaspille. Mais pour qu’on l’investisse.
Quand j’ai lancé le site intentionnelles, le passage Biblique que Dieu m’a mis à cœur, c’est Éphésiens 5.15-17 :
Prenez donc garde afin de vous conduire avec circonspection,
non comme des insensés, mais comme des sages;
rachetez le temps, car les jours sont mauvais.
C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérées,
mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur.
On n’aura jamais plus de temps que celui que Dieu nous donne. Et quand ce temps sera fini, ce sera fini. Et là, comme intendantes, on devra rendre des comptes : Comment ai-je investi le temps que Dieu m’a confié ? Est-ce que je l’ai utilisé pour Son royaume, pour Ses projets à Lui ?
Plutôt que de considérer le temps comme mon temps, je dois me rappeler que je suis une gestionnaire. Une servante. Une intendante du temps que Dieu m’accorde. Et donc, je veux l’utiliser avec intention.
Moïse priait ainsi dans le Psaume 90.12 :
Enseigne-nous à bien compter nos jours,
Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse.
Compter nos jours… pour que chaque jour compte pour Dieu.
Chercher Sa sagesse… pour savoir comment investir ces journées pour Lui.
Et alors… où est-ce que nos smartphones rentrent dans tout ça ?
Outil ou jouet ?
Je suis assez dinosaure pour me souvenir du temps… avant les smartphones. Ce temps où on n’était pas constamment connecté à tout ce qui bipait ou clignotait pour attirer notre attention. C’étaient les « bons vieux jours » ? Peut-être.
Je t’avoue que j’aime la technologie. J’aime avoir Google au bout des doigts. J’aime écouter ma musique d’un simple toucher sur l’écran. Et surtout… j’aime pouvoir voir et parler à mes proches qui sont à l’autre bout du monde.
Alors non, si tu pensais que ce podcast allait être un appel à jeter nos téléphones et à supprimer tous nos comptes… ce n’est pas du tout là où le Seigneur m’a conduite. Enfin, pas encore.
Mais voilà… comme pour beaucoup de choses bonnes et utiles dans ma vie, j’ai cette tendance à en abuser. Mon téléphone se retrouve dans ma main par réflexe. Quand je m’ennuie. Quand je me sens seule. Fatiguée. Et sans réfléchir, je scrolle… encore et encore. Je rafraîchis mes fils d’actualité. On ne sait jamais, j’aurais peut-être raté quelque chose ?
Et combien de fois j’ai pris mon téléphone avec une idée en tête… puis, trente minutes plus tard, je me rends compte que je n’ai même pas fait ce que je voulais faire à la base !
Sans parler des tentations constantes : regarder des choses que je ne devrais pas voir, écrire des mots que je ne dirais jamais à voix haute, désirer des choses que je n’aurais même pas connues… si ce n’était pas pour mon téléphone.
Petit à petit, j’ai pris conscience qu’il y avait un souci. Ce qui devait être un outil de productivité et de connexion… était devenu un jouet. Ou plutôt, une sorte de tétine numérique. Un truc vers lequel je me tournais, presque instinctivement, pour me calmer, me distraire, ou juste combler un vide.
Et quand j’ai ouvert les yeux là-dessus, j’ai vu d’autres domaines dans ma vie qui s’étaient décalés aussi. J’étais plus distraite. Mais pas seulement. Mes habitudes, mes passions, même mes désirs… ils avaient changé. Je bâclais mon temps de prière à cause du temps perdu sur mon téléphone. Moi qui adorais lire… je ne touchais presque plus un livre. Marcher dans la nature, discuter avec mon mari, profiter des petites choses simples… tout ça disparaissait, englouti par des heures à scroller sans but.
Aïe. Comment j’en suis arrivée là ? Et surtout… comment je m’en sors ?
À qui la faute?
Je pourrais me débarrasser de mon smartphone demain. Revenir à un vieux téléphone à clapet. Ou même un « téléphone mamie » qui fait juste les appels. Mais ça ne réglerait pas le vrai problème. Parce que si je veux juste me distraire, je trouverai un autre moyen. Je ne serai pas plus attentive… tant que je ne reconnais pas que j’ai besoin de changer.
Le vrai problème, ce n’est pas mon téléphone. Ni même les écrans en général.
Le vrai problème… c’est moi.
C’est ma manière de valoriser la vie que Dieu m’a donnée. Ma manière de considérer le temps — ce bien si précieux — que Dieu m’a confié.
Si je vois le temps comme quelque chose à gaspiller… je le gaspillerai. Smartphone ou pas.
Mais si je vois le temps comme un trésor à investir… alors je chercherai des moyens d’en faire bon usage. Smartphone ou pas.
Alors, au lieu de désigner les écrans comme les grands coupables…
…je dois me souvenir de qui est vraiment l’ennemi : Satan. Celui qui s’oppose à tout ce que Dieu veut faire sur cette terre. Et qui, oui, utilisera n’importe quel moyen — y compris mon smartphone — pour exploiter les failles de ma chair. Cette chair qui aime la distraction, le divertissement, la facilité…
…pour que j’oublie pourquoi je suis vraiment ici : pour glorifier Dieu, et pour voir Son plan s’accomplir dans ma vie.
Jésus nous a averties dans Jean 10:10 :
« Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. »
Satan veut voler notre temps, notre paix, notre joie, et même notre communion avec Dieu. Mais Jésus est venu pour nous offrir une vie pleine, riche, intentionnelle. Une vie qui porte du fruit.
Et pourtant, combien de fois ai-je laissé le voleur m’arracher ces choses… simplement en me distrayant avec un écran ?
AIE AIE AIE…
Maintenant que j’étais consciente des dangers potentiels liés à mon smartphone, il fallait que je prenne une décision. Le garder ? Le jeter ?
Ou peut-être… une troisième option : racheter le temps que je passe sur mon smartphone, pour glorifier Dieu.
Vous savez, 1 Corinthiens 6 est un passage très concret et pratique. Paul encourage les Corinthiens à faire preuve de maîtrise de soi, en particulier dans la manière dont ils utilisent leur corps. Il les ramène à l’essentiel — au prix incroyable que Jésus a payé pour leur salut.
Et au milieu de ce chapitre, le verset 12 m’a vraiment marquée :
« Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. » (1 Corinthiens 6.12)
Ce verset m’est resté dans le cœur.
La liberté que j’ai en Christ ? Elle est réelle. Elle est puissante. Mais elle ne signifie pas que je peux faire tout ce que je veux, sans réfléchir.
C’est une liberté qui m’invite à vivre avec sagesse — à dire oui à ce qui apporte la vie, et non à ce qui risque de m’enchaîner à nouveau.
Christ ne m’a pas libérée du péché pour que j’y retourne volontairement.
Surtout quand je prends le temps de réfléchir au prix qu’il a payé.
Paul poursuit au verset 20 :
« Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. »
Ce rappel me touche profondément — dans le bon sens. Je ne m’appartiens plus. Mon temps non plus ne m’appartient pas. Il a été racheté. Alors si Dieu m’a offert cette nouvelle vie… oui, Il a son mot à dire sur la manière dont je l’utilise. Et cela inclut l’utilisation de mon temps. Même sur mon téléphone.
Alors… à quoi ça ressemble, racheter le temps passé sur mon smartphone ?
Récemment, j’ai ressenti le besoin de faire une pause, de faire le point. J’ai examiné mes habitudes, mis en place quelques garde-fous, et pris le temps de réfléchir à l’endroit où passaient mes heures.
Je ne suis pas une experte. Et je suis loin d’avoir tout compris ou tout réglé.
Mais si tu sens, toi aussi, que Dieu te pousse à faire des changements, peut-être que ces quelques étapes pourront t’aider à commencer.
1. Prendre conscience de l’utilisation de mon téléphone
L’un des premiers pas que j’ai faits, c’était simplement de prendre conscience de mes habitudes. À chaque fois que je tendais la main vers mon téléphone, je me posais une question toute simple : Pourquoi ?
Pourquoi est-ce que je prends mon téléphone maintenant ?
Est-ce parce que je m’ennuie ou parce que je me sens seule ? Est-ce que je cherche juste à me distraire ?
Ou est-ce que je le prends avec une intention précise—envoyer un message, consulter mon agenda, faire une tâche utile, ou prendre une vraie pause dans ma journée ?
Plus j’observais mes habitudes, plus je voyais des schémas se dessiner. J’avais inconsciemment créé des moments bien précis dans la journée où je prenais mon téléphone. Pas parce que j’en avais besoin, mais parce que j’étais agitée, ou parce que j’avais besoin de me distraire.
Bien sûr, il y avait aussi plein de moments où j’utilisais mon téléphone à bon escient. Mais même dans ces moments-là, je constatais autre chose : une fois le téléphone en main, j’avais tendance à rester dessus. Ce qui avait commencé comme une tâche utile se transformait souvent en défilement sans fin.
Et les notifications ? Chaque bip, chaque ding, chaque vibration, c’était comme une petite tape sur l’épaule : Viens voir ça ! Tu vas rater quelque chose !
Le problème, c’est qu’au lieu de maîtriser mon téléphone, c’était lui qui commençait à me maîtriser. Il m’appelait à quitter ma journée, à m’éloigner d’une vie intentionnelle—à m’éloigner de la paix, de la présence, même de la prière—pour me jeter dans un cycle d’agitation et de satisfaction immédiate.
Et c’est là que les paroles de Jésus dans Matthieu 6:24 me sont revenues à l’esprit :
“Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.”
(Matthieu 6:24)
Dans le contexte original, Jésus parlait de l’argent. Mais le principe va bien plus loin : chaque fois que quelque chose prend dans notre cœur la même place que Dieu—quelque chose que l’on sert, que l’on poursuit, ou sur lequel on s’appuie comme on devrait s’appuyer sur Dieu—on entre dans une zone dangereuse. Cela ne ressemble peut-être pas à de l’idolâtrie, mais dans notre cœur ? C’est exactement ce que c’est.
Alors pour moi, cette prise de conscience n’était que le début. Une fois que j’ai mieux compris comment j’utilisais mon téléphone—et comment lui, il m’utilisait—j’ai commencé à réfléchir plus intentionnellement à la manière de limiter le temps inutile que j’y passais.
Cela m’a conduit à l’étape suivante.
2. Réduire les pertes de temps.
Il existe une infinité de façons de perdre du temps sur mon téléphone : actualiser constamment mon fil d’actualité, regarder des vidéos sans intérêt, jouer à des jeux en ligne, participer à des débats sans fin dans des forums… la liste est interminable.
Une fois que j’ai repéré quand et comment j’utilise mon téléphone, je dois aussi me poser une autre question importante : où est-ce que je vais en ligne ? Est-ce que ce sont des activités nécessaires et utiles ? Ou est-ce simplement du gaspillage de temps ?
Dans mon cas, j’ai vite réalisé que la plus grande perte de temps venait des réseaux sociaux. Pas seulement pour suivre les amis et la famille, mais aussi à cause du défilement sans fin, des distractions, du contenu inutile. Quand j’ai regardé l’application qui suit l’usage de mon téléphone, j’ai été choquée de voir combien d’heures je passais sur ces applis. Et j’ai remarqué que c’était surtout tôt le matin… et juste avant de me coucher.
Alors j’ai fait quelque chose d’un peu radical : j’ai activé un mode qui coupe l’accès à ces applis entre 20h et 8h. Non seulement elles devenaient grisées, mais l’écran de verrouillage changeait aussi, ce qui me rappelait visuellement qu’elles étaient… momentanément hors service.
Cue la musique dramatique.
J’avais peur d’entrer en sevrage numérique. Mais à la place, j’ai retrouvé l’appétit pour des choses que j’aimais avant. J’ai ressorti ma liseuse numérique et je me suis mise à lire dessus au lieu d’utiliser mon téléphone, pour ne pas être distraite. J’ai lu quatre livres en une semaine, alors que je n’avais probablement pas lu 40 pages la semaine précédente !
Le plus grand changement, c’était dans ma routine du matin. Au lieu de tendre la main vers mon téléphone, je me suis simplement assise en silence avec mon café… et mon Seigneur. Et peu à peu, mon appétit pour les choses spirituelles a commencé à revenir.
C’était exactement ce dont j’avais besoin : rééduquer mes habitudes, revenir à une vie d’avant les écrans. Certains vont même plus loin et suppriment complètement les applis distrayantes – temporairement ou pour toujours. Je t’encourage à essayer à fixer des limites, même pour un temps, et à observer si cela change quelque chose dans ta routine.
Mais il ne suffit pas de supprimer les distractions. Si on ne fait pas attention, on trouvera juste une autre façon de perdre son temps.
Et c’est là que j’en suis arrivée à la troisième étape.
3. Racheter mon temps d’écran.
Maintenant que j’avais tout ce temps en plus, qu’allais-je en faire ?
Dans le passé, chaque fois que j’avais remplacé une activité vide ou malsaine, j’avais souvent comblé ce vide avec une autre distraction tout aussi inutile. La nature a horreur du vide… et nos agendas aussi. Si je n’y prenais pas garde, j’allais simplement gaspiller ce temps « racheté » dans d’autres occupations futiles.
Éliminer les pertes de temps, c’est important, mais c’est tout aussi important de réinvestir ce temps pour poursuivre les objectifs de Dieu. Paul compare cela au fait de se dépouiller du vieil homme, comme on enlèverait des vêtements sales, non pas pour rester nus, mais pour se revêtir de la nouvelle vie en Christ. Il nous le rappelle dans Éphésiens 4:21-24 :
« … c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, par rapport à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses …et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »
J’ai donc choisi de remplacer le doomscrolling par la lecture de la Bible, et de livres qui fortifient ma foi.
J’ai choisi de remplacer les vidéos et les mèmes par la prière pour mes proches.
J’ai choisi de laisser mon téléphone à la maison et de partir me promener.
(Tu te rappelles quand on faisait ça ? Eh bien, on peut recommencer.)
Est-ce que c’est facile ? Non.
Mon esprit est bien disposé, mais ma chair est très faible.
Et quand je suis fatiguée, seule ou ennuyée, c’est trop facile de reprendre mon téléphone… et de me laisser happer à nouveau.
Mais chaque jour, ça devient un peu plus facile.
Et cela en vaut totalement la peine.
Après tout, le temps qui m’est donné ici-bas ne m’appartient pas. Il appartient à Dieu. Il est à Lui. Je suis simplement un instrument entre Ses mains, un outil qu’Il désire utiliser pour toucher ce monde perdu avec Son espoir, Sa vérité.
Alors que j’attends le jour merveilleux où je serai réunie avec mon Sauveur, je veux rester concentrée dans cette course jusqu’à la ligne d’arrivée.
Et l’auteur de l’épître aux Hébreux nous encourage dans le chapitre 12, versets 1-2 :
« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection… »
Pas seulement le péché. Il faut, bien sûr, s’en débarrasser.
Mais aussi tout le reste… tout ce qui m’empêche de me concentrer sur Dieu, sur Sa volonté, sur Ses plans.
C’est cela que je veux garder.
Et le reste ? Cela vaut la peine d’y renoncer.
Même à mon smartphone.
Aussi « intelligent » soit-il, s’il m’empêche d’accomplir le but que Dieu a pour moi ici sur terre… je ne serais pas très intelligente de le garder à tout prix.
Et toi ? Est-ce que c’est toi qui contrôles ton usage des écrans, ou est-ce que ce sont eux qui te contrôlent ?
Qu’est-ce que tu ferais avec tout ce temps gagné si tu baissais le volume, éteignais l’écran, ou même le laissais de côté complètement ?
J’espère que ce podcast t’a encouragée à être plus intentionnelle dans la façon dont tu investis ton temps… pour le Seigneur.
À très bientôt !









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