Encouragement pour les femmes souffrantes en cette nouvelle année
As-tu déjà entendu cette expression : Nouvelle année, nouvelle moi ?
Cette idée un peu magique — et soyons honnêtes, souvent très irréaliste — que tous nos problèmes disparaîtraient simplement en tournant la page du calendrier…
Ça fait envie, n’est-ce pas ?
Et pourtant…
Changer le chiffre sur la date ne fait pas disparaître ce qui nous pèse.
Pour beaucoup d’entre nous, les fardeaux que nous portons aujourd’hui étaient déjà là hier. Ils ne se sont pas envolés le 1er janvier.
Parfois même, le temps qui passe nous rappelle depuis combien de temps nous les portons. Depuis combien de temps nous attendons. Espérons. Prions.
En murmurant au fond de nous : « Peut-être que cette année sera enfin la bonne… »
Peut-être que cette année, Dieu apportera enfin le soulagement.
Alors dis-moi…
Qu’est-ce que toi, tu emportes avec toi dans cette nouvelle année ?
Quelle est cette chose qui revient encore et encore dans tes prières ?
Cette demande urgente, presque désespérée ?
Est-ce une maladie qui s’accroche et refuse de partir ?
Un environnement professionnel ou familial si lourd qu’il te faut parfois toute ton énergie juste pour sortir du lit le matin ?
Des personnes que tu aimes, éloignées du Christ, et qui semblent chaque jour un peu plus fermées à la foi ?
Ou bien des blessures anciennes… celles qui ne guérissent pas, même avec le temps ?
Que faisons-nous quand nous avons l’impression d’avoir tout essayé ?
Quand nous avons prié, attendu, espéré…
Et que les réponses ne viennent toujours pas ?
Si tu te reconnais là-dedans aujourd’hui, laisse-moi te dire quelque chose d’important.
Dieu te connaît.
Il ne t’a pas oubliée.
Il te voit.
Et tu es profondément, infiniment aimée.
Oui, ce que tu traverses est difficile.
Vraiment difficile.
Humainement parlant, beaucoup comprendraient que tu abandonnes.
Que tu te laisses glisser dans le découragement.
Que tu t’éloignes de Dieu, simplement parce que c’est trop lourd.
Mais il existe un autre chemin.
Un chemin discret, souvent exigeant…
Et pourtant, c’est le seul qui puisse nous apporter un vrai repos, même lorsque les fardeaux semblent écrasants.
Même lorsque la délivrance que nous espérons depuis si longtemps ne vient pas.
Alors ma prière pour toi, pour moi, pour nous, en entrant dans cette nouvelle année, est toute simple :
n’abandonne pas.
Nous avons le même Dieu fidèle.
Celui qui va devant nous.
Celui qui marche avec nous.
Celui qui promet de ne jamais nous laisser seules.
Même quand la vie est dure.
Même quand tout semble trop lourd.
Revenons ensemble à la Parole de Dieu.
Laissons-nous encourager par l’histoire d’une femme désespérée…
Une femme qui n’a pas renoncé, même lorsque tout semblait perdu.
Et en ce début d’année, choisissons de continuer à avancer.
Pas à pas.
Quoi qu’il arrive.
Courageuse…ou désespérée?
J’ai toujours eu un faible pour les outsiders.
Pas pour les filles jolies, populaires, brillantes, celles qui semblent tout réussir sans effort. Je ne me reconnais pas en elles.
Mais donne-moi le personnage maladroit, celui qui se trompe sans cesse, qui accumule les échecs, et qui pourtant — contre toute attente — finit par tenir debout…
Et là, je deviens sa plus grande supportrice.
Dans la vraie vie pourtant, quand nous côtoyons les gens ordinaires de notre quotidien, notre regard change.
Il y a une grande différence entre la façon dont nous percevons les personnes courageuses… et celles qui sont simplement désespérées.
Les personnes courageuses nous inspirent. Elles avancent malgré les obstacles, malgré leurs peurs, jusqu’à ce qu’elles atteignent leur but… ou qu’elles s’effondrent en chemin. Nous les admirons.
Mais les personnes désespérées, c’est autre chose. Leur détresse nous met mal à l’aise.
Leur manque d’espoir nous décourage. Nous soutenons volontiers les courageuses…
Mais face au désespoir profond, nous avons souvent tendance à prendre nos distances.
Comme si leur découragement pouvait être contagieux.
Peut-être prions-nous pour elles. Peut-être restons-nous à leurs côtés un temps.
Mais quand leur situation s’éternise, quand ce qui était difficile devient désespéré, puis semble sans issue… Nous finissons souvent par passer à autre chose. A quelqu’un d’autre.
Ce n’est pas que nous ne nous en soucions pas. C’est simplement que leur besoin immense met en lumière notre propre fragilité.
Nos limites.
Nos ressources si restreintes.
Parce que si quelque chose d’aussi tragique peut leur arriver… Alors, cela nous rappelle — de manière très sobre — qu’aucune d’entre nous n’est à l’abri des temps difficiles.
Pour moi, la femme décrite en Matthieu 9 entre clairement dans la catégorie des désespérées. Son besoin physique dépassait toute aide disponible.
Depuis douze ans, elle souffrait de pertes de sang. Sans remède. Sans solution. Personne ne pouvait l’aider.
Et crois-moi, elle avait essayé. Marc 5:26 nous dit :
Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait, et elle n’avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant.
Elle avait dépensé toutes ses économies. Tout ce qu’elle avait. Et maintenant que tout était épuisé… il n’y avait plus nulle part où aller. Au lieu d’aller mieux, son état empirait.
Même si un traitement avait existé, elle n’aurait plus eu les moyens de le payer.
Sa situation était sans espoir.
Et à cette souffrance physique s’ajoutait une douleur émotionnelle immense. Sa perte de sang n’était pas seulement un problème médical. Selon Lévitique 15, elle était considérée comme rituellement impure.
Cela signifiait qu’elle ne pouvait pas participer au culte au Temple. Elle ne pouvait pas se rassembler avec les autres sans les rendre impurs à son tour. Si elle était mariée, elle ne pouvait même pas partager les gestes les plus simples avec son mari sans le contaminer.
Comme les lépreux, elle était mise à l’écart. Impure. À éviter à tout prix. Et cela durait depuis douze ans.
Douze ans.
Même si, au début, les gens avaient pu être touchés par sa souffrance… Douze ans, c’est long pour continuer à compatir. Long pour rester présent. Long pour marcher aux côtés de quelqu’un dont la situation semble passer de difficile… à désespérée… puis à totalement sans issue.
Au moment où nous la rencontrons dans le récit biblique, rien n’indique que quelqu’un soit avec elle. Il est possible qu’à ce stade de sa vie, elle soit complètement seule.
Et puis, un jour, au cœur de sa détresse, elle commence à entendre des rumeurs.
On parle d’un homme.
De Jésus.
Quelqu’un qui pourrait l’aider.
Mais comment espérer le rencontrer ?
Elle ne pouvait pas risquer une rencontre publique.
Ni même espérer un entretien privé.
Des hommes comme lui ne se mêlaient pas à des femmes comme elle — trop risqué pour leur réputation.
Elle avait été rejetée tellement de fois…
Par tellement de personnes…
Qu’il semblait presque certain que Jésus ferait la même chose.
Qu’il lui dirait que son cas était trop grave.
Que son besoin était trop grand.
Et sans paiement, aucun espoir de traitement.
Alors pourquoi essayer encore ?
Et pourtant…
Pour la première fois depuis très longtemps, quelque chose s’est mis à bouger en elle.
Son désespoir a laissé place à une infime lueur d’espoir.
Elle n’avait pas tout essayé.
Jésus était là.
Jésus pouvait l’aider.
Si seulement elle pouvait arriver jusqu’à lui…
Même si ce n’était que pour s’approcher assez près pour toucher son vêtement…
Peut-être — juste peut-être — pourrait-elle être soulagée.
Et enfin revivre.
Alors elle se fraye un chemin dans la foule.
Elle avance.
Elle insiste.
Elle pousse à travers cette masse humaine qui suivait Jésus partout.
Juste un contact.
Une seule fois.
Elle tend la main…
Encore…
Jusqu’à ce que ses doigts saisissent enfin son vêtement.
Et là, une puissance de guérison traverse son corps.
Instantanément.
Elle sent que quelque chose a changé.
En un instant.
Son geste désespéré a rencontré le soulagement.
Elle est guérie.
Complètement.
Elle pourrait repartir discrètement.
Rentrer chez elle transformée.
Elle seule saurait ce qu’elle a fait.
Le miracle qu’elle a osé saisir… et qu’elle a reçu.
Mais Jésus ne la laisse pas partir en silence. Nous lisons dans Marc 5:30-34 :
Jésus connut aussitôt en lui-même qu’une force était sortie de lui; et, se retournant au milieu de la foule, il dit : Qui a touché mes vêtements ?
Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ?
Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela.
La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s’était passé en elle, vint se jeter à ses pieds, et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix, et sois guérie de ton mal.
Jésus arrête toute la procession.
Il la cherche.
Il la voit.
Et il l’appelle par un nom précieux : Ma fille.
Il ne laisse aucun doute — ni pour elle, ni pour ceux qui regardent — qu’elle est complètement guérie. Transformée. Purifiée. Plus impure. Plus à éviter. Plus à plaindre de loin.
Elle est désormais quelqu’un qu’on peut accueillir. Voir. Toucher.
Tout comme elle a osé toucher Jésus, par la foi.
Alors mon amie, si aujourd’hui tu souffres…
Si tu te sens peu aimée…
Invisible dans ta douleur…
Si tu t’accroches à peine aux lambeaux d’une vie qui te semblait autrefois solide…
Si tu te demandes ce que cette nouvelle année te réserve…
S’il y a même une raison de continuer aujourd’hui…
Puis-je t’encourager avec quelques pensées simples tirées de ce passage ?
Jésus te voit, tout comme Jésus a vu la femme.
Elle n’était pas une femme anonyme, bonne à plaindre de loin. Elle était sa fille, liée à lui par la foi. Sa foi était précieuse à ses yeux… Mais elle, elle l’était tout autant.
Elle n’était pas une gêne. Ni quelqu’un à éviter.
Elle était son enfant bien-aimé.
Mon amie, sache ceci :
Quelle que soit la souffrance que tu traverses aujourd’hui, elle ne te définit pas.
Dieu te voit. Là, exactement là où tu es. Au cœur même de ta douleur.
Il ne t’évite pas.
Il ne détourne pas le regard.
Il te voit comme sa fille précieuse, tendant la main.
Et parce que tu es son enfant, son cœur est touché par ton chagrin.
La situation douloureuse dans laquelle tu te trouves aujourd’hui…
Il la connaît parfaitement.
Ne pense pas une seule seconde que Dieu ne se soucie pas de toi.
Il t’aime profondément.
Autant qu’il aime son Fils unique.
Et Dieu n’a pas épargné son propre Fils de la souffrance.
Au contraire, il l’a glorifié à travers ce qu’il a enduré.
Romains 8:32 nous dit:
Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?
Nous ne comprenons pas toujours — parfois jamais — pourquoi ce que nous vivons est si difficile. Mais Dieu ne laisse jamais la souffrance de ses enfants passer inaperçue.
Il te voit, là où tu es. Et il ne détourne jamais ses yeux de toi.
Continue de tendre la main.
Cette femme aurait pu abandonner. Elle l’avait sans doute déjà fait, tant de fois auparavant. Mais ce jour-là, quelque chose l’a relevée. Quelque chose l’a poussée dans la foule. Quelque chose l’a aidée à avancer vers Jésus.
Juste toucher le bord de son vêtement. Un dernier espoir. Elle n’avait aucune garantie.
Aucune certitude que sa foi serait accueillie. Aucune promesse de guérison. Tout aurait pu être vain. À sa connaissance, personne n’avait jamais été guéri de cette manière auparavant.
Mais peut-être…
Juste peut-être…
Cela pourrait arriver pour elle. Elle ne le saurait jamais si elle n’essayait pas.
Mon amie, je ne sais pas ce que Dieu réserve à ta saison de souffrance.
Personne ne peut te promettre une guérison, une restauration, un miracle.
Mais si nous abandonnons…
Si nous cessons de tendre la main…
Si nous arrêtons d’espérer contre toute espérance que Dieu agira dans notre situation…
Alors nous ne le saurons jamais.
Le secret, c’est de continuer à demander.
Continuer à chercher.
Continuer à frapper.
Dieu ne guérira peut-être jamais notre corps comme nous le désirons.
Il ne restaurera peut-être pas cette relation.
Il ne répondra peut-être pas à notre prière de la manière que nous espérons le plus.
Mais que ce ne soit jamais parce que nous avons manqué de foi en son amour et en sa bonté pour nous. Que ce soit plutôt parce que, pour des raisons qui nous échappent, Dieu a un autre chemin.
Un chemin meilleur.
Un chemin connu de Lui seul.
Et même si ce chemin est douloureux à emprunter,
Que Dieu nous aide à lui faire confiance,
À continuer de le chercher,
À continuer de tendre la main, par la foi, vers le Dieu qui peut.
Nos « et si… » doivent s’enraciner dans la vérité de la Parole de Dieu.
Et si cette saison de souffrance se prolonge tout au long de l’année à venir, sans soulagement ?
Et alors ?
Abandonnons-nous l’espérance ?
Arrêtons-nous de faire confiance, de prier, d’avancer avec Dieu ?
Et si nous posions d’autres questions ?
Et si Dieu répondait à ma prière de manière miraculeuse ?
Et s’il me guérissait complètement ?
Et s’il restaurait cette relation ?
S’il sauvait ceux de ma famille qui sont loin de lui ?
S’il créait des liens encore plus profonds que ceux que j’ai connus auparavant ?
Nos « et si… » seront-ils guidés par la peur…
Ou par la foi ?
Car la Parole de Dieu offre tant de réponses pour nourrir notre foi.
IIl est le Dieu de l’impossible. (Matthieu 19 :26)
Celui qui peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou imaginons. (Ephésiens 3 :20)
Il aime ouvrir un chemin dans le désert quand tout nous semble bloqué. (Esaïe 43:19-21)
Il aime donner les désirs de notre cœur, lorsque nos désirs ressemblent aux siens. (Psaume 37 :4)
Il console les cœurs brisés et Il panse nos blessures. (Psaume 147 :3)
Et par ses meurtrissures, nous sommes guéries pour toujours — de nos souffrances les plus profondes. (Esaïe 53 :5)
Et si, au lieu de douter, nous choisissions de lui faire confiance ?
De le laisser agir comme bon lui semble, pour notre bien et pour sa gloire ?
Contrairement à ce que le monde voudrait nous faire croire,
Il n’y a aucune garantie que « cette année sera LA bonne ».
Nous ne savons pas si, quand, ni comment Dieu agira dans ta situation.
Il peut choisir de t’accorder guérison, soulagement et restauration.
Ou bien il peut t’appeler à avancer cette année dans une dépendance encore plus profonde envers lui.
La seule façon de le savoir ?
Continuer d’avancer.
Ne t’arrête pas.
Ne cède pas au désespoir.
Continue de prier avec foi.
Continue de faire confiance à Dieu, convaincue qu’il sait ce qui est bon.
Continue de tendre la main vers lui, comme sa fille précieuse.
Et attends avec espérance.
Parce qu’il est en train d’agir.
Il fait toutes choses bien.
Dans ta vie.
Et dans la mienne aussi.








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