Quand Dieu change la direction

Pivoter avec Dieu dans l’inattendu

12–19 minutes

T’es-tu déjà retrouvée complètement déstabilisée par un événement totalement inattendu?
Quelque chose de si soudain, de si déroutant, que tu restes là à te demander :
Mais d’où ça sort ?
Et maintenant… je vais où ?

Que faisons-nous quand, sans prévenir, un virage imprévu surgit dans nos vies, complètement hors de notre radar, et nous frappe de plein fouet ?
Quand, du jour au lendemain, nos plans, nos attentes pour les jours à venir semblent mises en pause…
ou carrément balayées ?

Est-ce que nous paniquons ?
Est-ce que nous nous inquiétons ?
Est-ce que nous remettons tout en question — notre discernement, notre équilibre… voire notre Dieu ?

Ou bien choisirons-nous de pivoter,
en laissant Dieu nous conduire dans cette voie nouvelle,
dans une dépendance renouvelée envers Lui ?

Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous allons regarder plusieurs personnes dans la Bible dont la vie ordinaire a été soudainement bouleversée.
Et nous verrons ensemble pourquoi faire confiance au plan de Dieu — et à Son processus — est réellement ce qu’il y a de meilleur pour nos vies.
La seule voie qui mène à une joie et à une bénédiction profondes, même au cœur de l’inattendu.

Bien commencer?

Dans mon dernier podcast, je vous ai raconté comment j’ai commencé l’année 2026… en lavant le portefeuille de mon mari, resté bien tranquillement dans la poche de son pantalon.
Un début d’année un peu chaotique, certes… mais honnêtement, rien à voir avec janvier 2025.

Nous étions à peine à deux semaines du début de l’année lorsque nous avons reçu un message d’une jeune femme de notre église.
Elle se trouvait à l’hôpital avec une cheville cassée.
Pas simplement cassée… mais complètement broyée.
Ce qui signifiait qu’elle ne pourrait pas retourner facilement dans son appartement en ville — sans ascenseur, avec seulement de vieux escaliers raides menant à son logement.

Cette mésaventure a entraîné un séjour totalement imprévu chez nous, pendant deux mois.
Et bien sûr, même si cela a bousculé notre quotidien, c’était infiniment plus douloureux et difficile pour elle que pour nous.
Son master, son stage d’enseignement, sa vie… tout s’est arrêté net.

Et comme c’est souvent le cas, Dieu s’est servi de ce qu’elle traversait — de la manière dont Il la conduisait — pour nous enseigner à nous aussi des leçons précieuses, que nous sommes encore en train d’apprendre aujourd’hui :

Apprendre à faire confiance à Dieu dans l’inattendu.
Apprendre à pivoter.

Eric Ries définit le pivot de cette manière :
un changement de stratégie sans changement de vision.
Autrement dit, continuer à avancer vers le même objectif, tout en restant souple et prête à faire des ajustements en cours de route.

Même si, de nature, je suis quelqu’un qui aime planifier, j’apprends peu à peu — avec l’aide de Dieu — à être plus flexible.
Ça devrait aller de soi quand on est épouse et maman, non ?
Les jours où ma vie se déroule exactement selon mon plan sont plutôt rares.
Mais justement… mon plan.

Chaque jour, Dieu m’invite à m’éloigner un peu plus de mes plans à moi.
À faire une liste de choses à faire, oui…
mais à être aussi prête à la jeter par la fenêtre si le besoin se présente d’être là où Dieu veut que je sois, quand Il le veut.

Ce n’est pas facile.
Mais j’ai découvert qu’il est bien plus simple de soumettre mes projets à Dieu pour qu’Il les approuve,
que de foncer tête baissée dans ma journée et Lui demander ensuite de bénir mes plans.

Ce que j’aime profondément chez les personnes que Dieu nous présente dans la Bible, c’est qu’elles étaient tout à fait ordinaires.
Des hommes et des femmes qui ont accepté que Dieu interrompe leurs projets, afin qu’Il puisse se servir d’eux.

Et en tant que personne ordinaire, cela me donne tellement d’espérance.
Dieu aime utiliser des personnes ordinaires pour accomplir Son œuvre.

Mais ceux que Dieu utilise sont aussi ceux qui acceptent de suivre quelques étapes simples…
pour apprendre à pivoter avec Lui.

Poser les bonnes questions

Tout d’abord, ces personnes posent les bonnes questions.

Certaines pensent qu’il est mal — voire péché — de poser des questions à Dieu.
Et je dirais qu’en effet, certaines questions feraient mieux de rester non dites… voire même non pensées.
Par exemple, celles qui nous conduisent à douter du caractère de Dieu ou de Sa bonté.

Mais la Bible nous montre aussi que beaucoup de personnes que Dieu a utilisées ont posé des questions.
L’un des exemples les plus beaux est celui de Marie, la mère de Jésus.

Lorsque l’ange lui apparaît dans l’évangile de Luc, au chapitre 1, Marie pose une seule question, au verset 34 :

Marie dit à l’ange :
Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ?

Marie ne demande pas pourquoi.
Elle ne dit pas pourquoi moi.
Elle ne cherche ni excuse, ni raison pour dire non.

Elle veut simplement comprendre comment cela va se passer.
Comment elle, qui n’a pas de mari et n’a jamais eu de relation avec un homme, pourrait donner naissance à ce Fils ?

Je crois que Marie était déjà disposée à être utilisée par Dieu — et Dieu voyait son cœur.
Dans Sa grâce, Dieu permet à l’ange de lui donner une explication, aux versets 35 et 37 :

L’ange lui répondit :
Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre.
C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu…
Car rien n’est impossible à Dieu.

L’ange rappelle à Marie l’élément le plus important de toute cette histoire :
Dieu Lui-même.

C’était le plan de Dieu, et Dieu invitait Marie à y prendre part.
Il n’était pas obligé de lui donner une explication.

Et c’est là un point essentiel concernant nos propres questions.
Nous pouvons poser des questions à Dieu… mais Il peut choisir de ne jamais y répondre.
Dieu désire que nous L’aimions suffisamment pour Lui faire confiance, convaincues que Sa voie est réellement la meilleure.

Job en est un exemple frappant.
Si tu ne connais pas son histoire, Job était un homme juste et prospère de l’Ancien Testament, que Dieu a permis d’éprouver à travers une épreuve profondément douloureuse et humiliante.
Il a perdu ses biens, ses enfants, et a été frappé par une maladie terrible qui l’a laissé seul, assis dans la poussière, grattant ses plaies, tout en débattant avec ses amis de son innocence.

Pendant trente-quatre chapitres, Job affirme son intégrité et attend que Dieu se manifeste pour défendre sa cause.
Et lorsque Dieu lui répond enfin, Il ne répond à aucune de ses questions sur la justice ou la justification.

À la place, Dieu Se révèle.
Il révèle Sa sagesse, la grandeur de Ses œuvres et Sa souveraineté.

La réponse de Dieu aux questions de Job est finalement très simple :
Parce que Je suis Dieu. Et Je sais ce qui est le mieux.

Cette réponse ne frustre pas Job.
Elle l’humilie.

Dans Job 42, nous lisons sa réaction :

Je reconnais que tu peux tout,
Et que rien ne s’oppose à tes pensées…
Oui, j’ai parlé, sans les comprendre,
De merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas…
C’est pourquoi je me condamne et je me repens
Sur la poussière et sur la cendre.

Lorsque notre désir est réellement de plaire à Dieu, de L’écouter et de Le suivre, le fruit sera toujours l’humilité.
Et la repentance.
Et un cœur disposé à être conduit.

Même lorsque nous ne comprenons pas pourquoi Dieu permet quelque chose d’inattendu dans nos vies,
le meilleur choix restera toujours le même :
Le chercher, Le connaître, et Lui permettre de nous conduire.

Ce qui m’amène à la pensée suivante :
veiller à ce que notre pivot nous conduise dans la bonne direction.

Pivoter dans la bonne direction

Lorsque Dieu permet qu’un événement ou une circonstance inattendue survienne dans nos vies, parce que cela nous prend totalement par surprise, il est facile de perdre nos repères.
Plutôt que de nous demander : D’où ça sort ? ou Pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ?,
une meilleure question serait peut-être : Et maintenant ?
Quelle est la direction dans laquelle Dieu est en train de me conduire ?
Maintenant que je me trouve ici, dans cette situation présente… où est-ce que je vais à partir d’ici ?

À de nombreux moments dans l’Ancien Testament, le peuple de Dieu s’est retrouvé à des carrefours décisifs dans sa marche avec Lui.
Face à des circonstances difficiles — la famine, les ennemis — le même réflexe revenait souvent :
Retournons en Égypte.

L’Égypte semblait être un bon choix : stable, proche, relativement prospère.
À différentes périodes de l’histoire d’Israël, des individus, et même la nation entière, ont cherché refuge en retournant en Égypte.

Ce qui m’étonne, c’est qu’ils aient pu considérer l’Égypte comme une alternative sûre.
Après tout, le peuple de Dieu y avait été réduit en esclavage.
Certes, l’Égypte avait été un refuge temporaire pour la famille de Jacob durant la famine, sous la direction de Joseph.
Mais très rapidement, le peuple y a connu la souffrance, la douleur et la perte.
Sans parler du fait qu’ils y ont perdu leur identité en tant que peuple de Dieu.

Ils étaient devenus trop à l’aise.
Dieu a dû bouleverser leur confort, les rendre douloureusement inconfortables, pour pouvoir les faire sortir d’Égypte et les conduire vers la Terre promise.

Pendant leur séjour dans le désert, le peuple n’a cessé de regarder en arrière vers l’Égypte.
Lorsque, à cause de leur incrédulité, ils ont été empêchés d’entrer dans la Terre promise, ils ont voulu… retourner en Égypte.
Tout, plutôt que de suivre la direction de Dieu.

Pourtant, Dieu avait quelque chose de meilleur pour eux.
Un lieu qu’Il avait choisi et qu’Il leur donnerait.
Et Il l’a fait.
Exactement comme Il l’avait promis.

Mais lorsque le peuple est entré dans le pays et a commencé à oublier Dieu, Il a permis que les difficultés surgissent.
Et lorsque la situation est devenue critique, le désir est revenu — tu l’as deviné — l’Égypte.
Retour à la servitude.
Retour à l’esclavage.

À l’un de ces moments, dans Jérémie 42, versets 19 à 22, Dieu rappelle clairement à Son peuple que l’Égypte n’est pas la solution :

Restes de Juda, l’Éternel vous dit :
N’allez pas en Égypte !
Sachez que je vous le défends aujourd’hui…
Vous vous trompez vous-mêmes…
Sachez maintenant que vous mourrez par l’épée, par la famine ou par la peste,
dans le lieu où vous voulez aller pour y demeurer.

Retourner en arrière, vers l’Égypte — ce lieu qui semblait offrir sécurité et stabilité — paraissait être le choix le plus logique.
Mais ce n’était pas la direction dans laquelle Dieu les conduisait.

Et bien souvent, dans nos propres vies, lorsque l’inattendu surgit, nous sommes tentées de fuir vers ce que nous connaissons déjà.
Nous cherchons du réconfort dans le familier, attirées par une fausse nostalgie et un sentiment de sécurité qui ne correspondent peut-être plus à ce que Dieu a pour nous.

Dieu peut permettre des difficultés afin de nous conduire dans une nouvelle direction avec Lui.
Une direction qui nous mènera à une dépendance plus profonde envers Lui — même si cela est inconfortable sur le moment.

La direction que je suis en train de suivre me conduit-elle à une confiance et une dépendance plus grandes envers Dieu ?
Ou bien me conduit-elle, de manière égoïste, à satisfaire mes désirs en dehors de Lui ?

Les pivots de Dieu nous conduiront toujours plus près de Lui.
Le processus peut être difficile, mais aller vers Dieu est toujours la meilleure direction — même lorsque, sur le moment, cela n’a pas de sens.

David était un véritable expert pour pivoter avec Dieu.
Il a traversé tant d’épreuves sur le chemin qui l’a conduit à devenir le plus grand roi d’Israël.
Et non, il n’a pas tout fait parfaitement.
Mais il a appris à regarder à Dieu et à Lui faire confiance tout au long du parcours.

Dans le Psaume 16, versets 8 à 11, David nous donne une orientation précieuse :
faire de Dieu Lui-même notre point de mire, et Le laisser tracer le chemin pour nos pas.

J’ai constamment l’Éternel sous mes yeux ;
Quand Il est à ma droite, je ne chancelle pas.

Et le résultat ?
La joie et la paix, même lorsque le chemin est un peu cahoteux :

Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse,
Et mon corps repose en sécurité.
Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts,
Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.
Tu me feras connaître le sentier de la vie ;
Il y a d’abondantes joies devant ta face,
Des délices éternelles à ta droite.

Cela sonne tellement mieux que toutes les fausses promesses et les espoirs trompeurs de l’Égypte.

Que Dieu m’aide à suivre l’exemple de David et à Lui permettre de diriger mes pas.

Voici une dernière idée à considérer lorsque Dieu permet que l’inattendu entre dans nos vies…

Ne panique pas. Prends le temps de t’arrêter… et de regarder Dieu agir.

Lorsque quelque chose d’inattendu surgit dans nos vies, nous réagissons toutes différemment — de manière très humaine.
Le réflexe « fuir ou combattre » est bien réel.
Certaines paniquent et réagissent vivement, d’autres se figent, paralysées par la peur.

Ces réactions sont humaines, certes.
Mais nous avons aussi le choix de laisser nos réactions être dirigées par l’Esprit, plutôt que par la chair.

Les enfants d’Israël ont vécu exactement cela, coincés entre l’armée égyptienne qui avançait et la mer Rouge devant eux.
Moïse a dû calmer le peuple en leur rappelant que le même Dieu qui les avait fait sortir d’Égypte se tenait avec eux sur les rives de la mer.

Dans Exode 14, versets 13 et 14, Moïse leur dit :

Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Éternel va vous accorder en ce jour ;
car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais.
L’Éternel combattra pour vous ; et vous, gardez le silence.

Savoir comment pivoter dans des circonstances stressantes et imprévues commence par une chose essentielle :
connaître Dieu.
Connaître Son caractère.
Connaître Sa puissance.
Savoir que lorsque nous L’aimons et Le servons, nous pouvons aussi Lui faire confiance — même dans les moments les plus difficiles de nos vies — parce qu’Il agit en toutes choses pour notre bien et pour Sa gloire.

Si nous paniquons, si nous réagissons dans notre faiblesse humaine, nous risquons de passer à côté des plus beaux moments d’intervention de Dieu dans nos vies.
Lorsque nous réagissons au lieu d’espérer, nous faisons confiance à autre chose — ou à quelqu’un d’autre — plutôt qu’à Dieu pour nous conduire.

Combien il est préférable d’apprendre à faire une pause…
à prier…
et à prendre le temps de voir Dieu agir.

Lorsque Jésus est allé à la rencontre des disciples sur la mer de Galilée, Pierre, dans un élan impulsif, a quitté la barque pour Le rejoindre sur les eaux agitées.
Dans Matthieu 14, verset 30, nous lisons ce qui s’est passé ensuite :

Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !

Tant que Pierre essayait, luttait, continuait à faire les choses à sa manière, il était perdu — en train de sombrer dans les eaux troublées.
Ce n’est qu’en abandonnant sa propre voie et en criant vers le seul qui pouvait le sauver qu’il a été en sécurité.

L’abandon.
Et Jésus l’a sauvé, rappelant à Pierre que Sa voie à Lui était la meilleure.
Pierre n’avait pas besoin de douter.
Il avait besoin de faire confiance.

Paul et Silas, eux aussi, ont appris cette leçon.
Alors qu’ils attendaient la délivrance de Dieu dans la prison de Philippes, ils ont passé leur temps à prier et à louer Dieu.
Et les murs de la prison ont tremblé.
Ils ont embrassé l’œuvre que Dieu accomplissait — même si ce n’était certainement pas ce qu’ils auraient choisi.
Et Dieu a envoyé une délivrance puissante.

Apprendre à s’arrêter et à voir la délivrance de Dieu au milieu de circonstances complètement folles fait partie de notre cheminement de foi.
Apprendre à pivoter avec Dieu, plutôt que de lutter contre Lui.
Sa voie est réellement la meilleure.

Pas pour les faibles de cœur

Alors que j’écris cet épisode aujourd’hui, mes trois enfants adultes vivent chacun des moments de pivot dans leurs vies.
Ma fille se marie dans quelques semaines.
C’est une période magnifique, pleine de joie — mais pas sans défis.
Il y aura de nombreux moments dans sa vie de jeune épouse où elle devra faire confiance à la direction de Dieu, même lorsque les situations n’auront pas de sens.
Je prie pour que Dieu lui donne toujours un cœur sensible à Sa conduite.

Mes deux fils, eux aussi, prennent du recul par rapport à leurs études universitaires et cherchent du travail.
Ils essaient de comprendre comment naviguer à travers des changements inattendus et faire confiance à Dieu dans le processus.
C’est à la fois exaltant… et terrifiant à regarder.

En tant que maman, en voyant mes enfants entrer dans ces moments déterminants de leurs vies, je ressens le même besoin qu’eux d’apprendre à pivoter.
À poser les bonnes questions :
Seigneur, qu’est-ce que Tu veux que nous apprenions à travers cela ?
Seigneur, quelle direction nous rapprochera davantage de Toi ?
Seigneur, quelle réaction — sans panique — Te glorifiera dans cette situation ?

Si toi aussi tu traverses une saison charnière dans ta vie, peut-être que ces questions te parlent.
Ma prière pour toi aujourd’hui, c’est que Dieu te donne la grâce de regarder au-delà de tes circonstances… et de Le voir, Lui.
De Le connaître.
De Lui faire confiance, même lorsque tu ne comprends pas toujours ce qu’Il est en train de faire.
Et d’apprendre à Le suivre, pas à pas, sur le chemin qu’Il ouvre devant toi.

Je t’encourage de tout cœur.

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C’est moi, Susan!

Merci d’être passée ! J’aime tellement apprendre à marcher, chaque jour, un peu plus intentionnellement pour Dieu.

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