Est-ce que tu t’es déjà sentie… coincée ? Si oui, tu es en excellente compagnie. Même les héros de la Bible ont connu ces moments où tout semblait coincé.
Mais tu sais quoi ? Être coincée, ce n’est pas forcément une mauvaise chose.
Parce que même dans nos moments d’arrêt, Dieu est à l’œuvre. Il est là, juste à côté de nous.
« Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » (Psaume 46 :2)
Alors si tu te sens coincée aujourd’hui, peut-être que tu es exactement au bon endroit. Peut-être que Dieu prépare quelque chose de grand… et Il veut que tu sois prête.
Et si, au lieu de forcer l’issue, on apprenait à Lui faire confiance même quand rien ne bouge?
Comment faire ?
C’est ce qu’on va explorer ensemble dans l’épisode d’aujourd’hui ! Allez, viens, on va se plonger dans l’histoire de quelques amis bien connus de la Bible —et tu vas voir : Dieu ne laisse jamais Ses enfants coincés pour rien.
À quoi ressemble ton « coincé » aujourd’hui ?
Peut-être que tu te sens coincée en tant que maman à la maison, avec de jeunes enfants qui défont en quelques minutes tes meilleurs efforts de ménage. Ils ont constamment besoin d’être nourris, habillés, divertis et sociabilisés, bien après que toi, tu sois épuisée. Coincée à notre « home sweet home », pas si douce que ça.
Peut-être que tu es coincée dans le cycle de culpabilité de vouloir « tout faire » : donner le meilleur de toi-même au travail et à la maison. Tu donnes tout, tu t’effondres dans ton lit le soir, pour te relever et recommencer le lendemain. Coincée sur la grande roue de la vie, en haut, en bas, tournant en rond, sans sortie en vue.
Peut-être que tu es coincée dans une situation terrible : un divorce que tu n’as pas choisi. Un diagnostic que tu n’as pas vu venir. Coincée entre un mur et une impasse. Sans issue. Et, pour être honnête, tellement injuste.
Ou alors, peut-être que tu traverses juste une saison de ta vie… ennuyeuse. Même routine. Même visages. Même besoins. Journées longues, soirées pas assez longues. Juste… coincée.
Je me souviens des longues journées et des nuits sans sommeil à m’occuper de mes bébés — les couches, les repas, l’apprentissage de la propreté. J’aurais donné n’importe quoi pour avancer rapidement jusqu’à un moment, n’importe lequel, où je pourrais simplement respirer.
Je me souviens aussi d’avoir été coincée après la perte soudaine de ma meilleure amie d’enfance, morte d’un cancer du cerveau. Toutes ces années passées à tout partager, chacune de notre côté de l’océan, se sont arrêtées d’un coup. Elle était vivante au ciel (et j’en rends grâce), mais moi, j’étais coincée ici sans elle.
Il y a aussi eu cette opération imprévue il y a dix ans. En un instant, je suis passée de la pleine santé à être coincée au lit. Incapable de rire sans avoir l’impression d’être poignardée dans le ventre. Et je n’étais pas toujours très reconnaissante envers ceux qui venaient m’aider. Je regardais la vie continuer sans moi. Coincée.
Et aujourd’hui ? Une nouvelle saison de « coincée ».
Il y a un an, mon mari et moi avons atteint ce fameux statut : « nid vide ». Et laisse-moi te rassurer — le nid vide, c’est merveilleux.
Plus de Lego plantés dans le pied la nuit. Plus de vaisselle sale oubliée dans les chambres. Plus de disputes entre frères et sœurs à gérer. Plus de couvre-feux à faire respecter.
Mais c’est aussi… la fin d’une époque. La fin d’une saison qui a occupé 24 ans de ma vie.
Même si je suis tellement fière de voir mes enfants voler de leurs propres ailes, il m’arrive de me demander : « Et maintenant ? » Et je me retrouve, encore une fois… coincée.
Peu importe la saison de vie, il y a des moments où l’on se sent coincée — incapables de retourner en arrière, et pas encore capables d’aller de l’avant.
Et si cette page blanche qui nous fait si peur était justement celle où Dieu veut écrire quelque chose de nouveau ?
Et si, dans cette attente, Il voulait nous enseigner des trésors que l’on n’apprend qu’en patientant — la grâce, la persévérance, la sagesse ?
Nos héros de la Bible auraient sûrement préféré sauter les chapitres difficiles — les saisons ennuyeuses, tragiques ou incompréhensibles. Mais sans ces chapitres-là, leurs histoires n’auraient pas autant de sens pour nous aujourd’hui.
Alors, allons revoir ensemble leurs histoires — et découvrons tout ce que Dieu faisait dans les coulisses… pendant qu’ils étaient eux aussi coincés.
Coincée…dans des circonstances
Un de mes personnages préférés de la Bible est quelqu’un qui est resté coincé — littéralement — pendant treize ans de sa vie.
Coincé dans un puits, jeté là par ses frères.
Coincé comme esclave en Égypte.
Coincé en prison pour un crime qu’il n’avait pas commis.
Le pire ? Ces saisons d’attente sont arrivées après que Dieu lui a révélé, dans un rêve, qu’il deviendrait un jour un chef sur sa famille.
À cause de ce rêve, Joseph s’est retrouvé coincé dans des endroits qu’il n’avait pas choisis, entouré de gens qu’il n’avait pas choisis, obligé de faire des choses qu’il n’avait jamais souhaité faire.
Il avait reçu un appel de Dieu, un but précis… mais en apparence, d’autres décidaient de son sort.
Et pourtant, en coulisses, Dieu agissait. À chaque instant où Joseph aurait pu penser :
« C’est sans espoir. »
« Je suis impuissant. »
« Ma vie n’a aucun sens. »
Dieu, Lui, poursuivait un plan bien plus grand. Pas seulement pour sauver Joseph et sa famille. Mais pour préserver la lignée du Messie — Celui qui sauverait toute l’humanité.
Et ce plan valait l’attente.
Pendant treize longues années, Joseph a choisi de faire confiance à Dieu. Il a continué à croire que Dieu était aux commandes, que Ses voies étaient justes. Il a donné à Dieu la page blanche de sa vie, jour après jour, sans savoir ce que Dieu allait écrire.
Et toi ? Est-ce que tu es prête à donner à Dieu cette page blanche aujourd’hui ?
Peut-être que toi aussi, tu es coincée. Coincée à un endroit que tu n’as pas choisi, entouré de personnes difficiles, faisant des choses que tu ne comprends pas.
Joseph, lui, n’a pas toujours vu la fin de l’histoire. Mais il a fait confiance. Et à la fin de sa vie, il a pu dire à ses frères :
« Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. » (Genèse 50:20)
Ce n’était pas agréable. Mais c’était nécessaire. Dieu construisait quelque chose de plus grand que Joseph.
Et aujourd’hui, Il fait la même chose avec toi.
Faire confiance à Dieu dans une longue attente, comme Joseph, est déjà un vrai défi. Mais parfois, l’épreuve est plus brutale : on se retrouve dans une situation impossible, avec la peur qui nous submerge.
C’est exactement ce qui est arrivé à Moïse et au peuple d’Israël.
Coincée…en attendant la délivrance de Dieu
Moïse avait obéi à Dieu. Il avait affronté Pharaon. Il avait conduit le peuple hors d’Égypte, vers la liberté.
Et pourtant, voilà qu’ils se retrouvaient piégés devant la mer Rouge… Et derrière eux, le bruit des chevaux de l’armée de Pharaon se rapprochait. Ils étaient coincés.
Avancer semblait impossible. Reculer signifiait l’esclavage ou la mort. Il n’y avait aucune échappatoire.
À ce moment-là, Moïse aurait pu crier : « Seigneur, j’ai fait tout ce que Tu m’as demandé… Pourquoi m’amener ici ? »
Mais au lieu de céder à la panique, Moïse a écouté la voix de Dieu. Et il a proclamé ces paroles extraordinaires :
« Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Éternel va vous accorder en ce jour ; car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais. » (Exode 14:13)
Comment Moïse pouvait-il être si confiant ? Parce qu’il connaissait Dieu. Parce qu’il croyait que Dieu tenait Ses promesses, même quand la situation paraissait désespérée.
Il a invité le peuple à choisir la foi plutôt que la peur. À laisser Dieu écrire l’histoire. Et Moïse a ajouté :
« L’Éternel combattra pour vous ; et vous, gardez le silence. » (Exode 14:14)
Dieu allait agir. Ce n’était pas au peuple de se battre. C’était à eux de rester en place, de garder la foi, même quand tout semblait perdu.
Et toi ? Est-ce que tu arrives à rester immobile dans l’attente ? À ne pas paniquer, à ne pas courir dans tous les sens pour essayer de trouver ta propre solution ?
Moi, je sais à quel point c’est difficile. Attendre, garder le silence, faire confiance… Ce sont parfois les combats intérieurs les plus durs.
Mais l’attente n’est pas une passivité. Quand tu attends Dieu dans la prière, quand tu choisis de Lui faire confiance, même au cœur de la panique…Tu es en train de combattre d’une manière puissante.
Et la délivrance viendra. Peut-être pas comme tu l’imagines. Peut-être pas selon ton calendrier.
Moïse et le peuple avaient Dieu avec eux. Ils ont vu Dieu ouvrir la Mer. Miraculeusement. Inattendu. La voie était ouverte. Ils n’avaient qu’à traverser la mer et sortir de l’épreuve.
Mais parfois, ce n’est même pas le cas. Parfois, tu es coincée dans une saison de souffrance… sans explication. Sans vision. Sans raison claire.
C’est exactement ce qu’a vécu Job.
Coincées…dans la souffrance
Si quelqu’un avait eu envie d’appuyer sur avance rapide pendant sa saison d’épreuve, c’est bien Job. Et franchement, on ne lui en aurait pas voulu. À part notre Seigneur Jésus, personne n’a souffert comme lui.
Le pire ? Job ne comprenait pas ce qui se passait. Nous, nous le savons, parce que Dieu nous a révélé les coulisses dans Sa Parole. Dieu a permis à Satan de frapper Job durement, pendant un temps, pour démontrer combien sa foi était vraie et profonde. Dieu savait que Job L’honorerait malgré toute la douleur. Alors Il a laissé Satan agir, dans certaines limites, et cela a bouleversé la vie de Job à jamais.
Et Job ? Il n’a rien vu venir. Tout semblait aller pour le mieux… puis tout s’est écroulé. Ses enfants ? Morts. Sa richesse ? Disparue. Sa santé ? Ruinée. Sa réputation ? Détruite. Sa femme ? Toujours là… mais pas très encourageante. Et ses « amis » ? Encore pire.
Job était coincé dans une saison de souffrance, de solitude et de désespoir comme peu de gens en ont connue. Il a supplié Dieu de lui expliquer pourquoi. Mais il n’a jamais reçu de réponse à sa question.
Job n’a jamais su pourquoi.
Et pourtant, quand Dieu lui a enfin parlé, Il ne lui a pas donné d’explication. Il lui a rappelé une vérité bien plus grande : Dieu est souverain. C’est Lui qui a créé la terre. C’est Lui qui comprend la nature. C’est Lui qui commande aux vents et aux vagues.
Et pourquoi Job souffrait-il ? Dieu seul le savait. Il n’a pas donné la réponse à Job, mais Il l’a donnée à nous, dans la Bible. Pour que nous sachions que, quand nous aussi, nous sommes coincées dans la souffrance, ce n’est pas en vain.
Dieu n’est pas un Dieu cruel. Il est bon. Il est plein d’amour. Et Il utilise chaque moment de douleur pour notre bien et pour Sa gloire. Il n’a jamais abandonné Job. Il était là, présent, même au milieu des larmes.
Et Il est là avec toi aussi, dans chaque moment difficile.
« Il sait néanmoins quelle voie j’ai suivie; Et, s’il m’éprouvait, je sortirais pur comme l’or.» (Job 23.10)
Même dans sa douleur, Job a choisi de faire confiance. Il a dit ces paroles incroyables :
Je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. (Job 19:25)
Job ne comprenait pas pourquoi il souffrait. Mais il savait en qui il croyait.
Il savait que Dieu ne l’avait pas abandonné. Même dans l’attente, même dans la douleur, même dans l’incompréhension totale.
Toi aussi, peut-être tu vis un moment comme celui-là. Un moment où tout s’écroule et où tu n’as aucune réponse. Un moment où tu te demandes : « Pourquoi, Seigneur ? Pourquoi moi ? »
Job nous montre que ce n’est pas un péché de poser des questions. Mais il nous rappelle aussi que notre espérance ne repose pas sur nos circonstances. Elle repose sur Dieu Lui-même.
Et Dieu est digne de confiance. Même dans la souffrance. Même dans l’attente. Même quand on ne voit pas encore le bout de l’histoire.
Coincées… mais pas oubliées.
Joseph, Moïse, Job… Trois hommes, trois parcours différents. Et pourtant, un même fil rouge : chacun d’eux a traversé une saison d’attente, d’épreuve ou de souffrance. Ils étaient coincés, incapables d’avancer, sans comprendre tout ce que Dieu préparait.
Et pourtant… ils ont choisi de faire confiance. Pas parce qu’ils avaient toutes les réponses, mais parce qu’ils connaissaient le cœur de Dieu.
Et toi ? Dans ta propre saison d’attente — que ce soit dans le silence, l’incertitude ou la douleur — comment pourrais-tu, toi aussi, faire un petit pas de confiance aujourd’hui ?
Laisse-moi t’encourager avec quelques idées simples pour avancer doucement, un jour à la fois.
Ne cherche pas seulement une sortie… cherche l’entrée de Dieu.
Quand on est coincée, tout ce qu’on veut, c’est en sortir. Rapidement. On veut que les problèmes cessent, que l’attente se termine, que la douleur disparaisse.
Mais et si, au lieu de chercher à fuir cette saison, tu choisissais d’y inviter Dieu ?
Tu sais ce que dit Romains 8.28 :
« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »
On aime cette promesse quand tout va bien… mais elle est bien plus difficile à entendre quand tout semble s’écrouler. Pourtant, nos circonstances ne changent pas la vérité de ce verset. Dieu n’a pas permis cette situation pour te faire du mal, mais pour en faire sortir un bien. Parce qu’Il t’aime et veut pour toi ce qu’il y a de meilleur.
Alors, pourquoi ne pas Lui poser cette simple question dans la prière :
« Seigneur, que veux-tu m’apprendre dans cette saison ? »
Puis, prends un peu de temps pour lire Sa Parole. Cherche à mieux connaître Dieu. Même si tu ne ressens rien et rien ne semble changer, la Parole de Dieu agit en profondeur. Laisse-La faire son oeuvre en toi.
Et si tu t’arrêtais de lutter ?
Tu sais, les maîtres-nageurs disent souvent que les personnes les plus difficiles à sauver sont celles qui se luttent contre eux. Et parfois, dans nos situations coincées, nous luttons aussi. On essaie de contrôler, de tout comprendre, de tout régler par nous-mêmes.
Mais lutter, c’est s’épuiser… alors que se confier, c’est respirer.
Dans 2 Corinthiens 12.9, Dieu dit à Paul :
« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. »
Dieu ne te demande pas d’être forte toute seule. Il veut simplement que tu Lui fasses confiance. Il connaît ton cœur, tes larmes, tes soupirs. Il est capable de déplacer ciel et terre pour venir te rejoindre là où tu es coincée.
Voici quelques idées concrètes pour aujourd’hui :
Chante. Même doucement. Mets un chant qui t’encourage et laisse les paroles te porter.
Médite un verset. Un seul. Tu peux l’écrire et le relire dans la journée.
Remercie Dieu pour une petite victoire. Même minuscule.
Parle avec une sœur en Christ. Partager ce que tu vis peut ouvrir une porte à l’encouragement.
Et prie. Même quelques mots. Même en larmes. Dieu t’entend.
Ce sont de tout petits pas. Mais ils peuvent t’aider à sortir de l’immobilité intérieure. Pas pour courir vers une solution… mais pour t’ouvrir à la présence fidèle de Dieu.
Et quand la délivrance viendra — car elle viendra — n’oublie pas de regarder en arrière et de dire merci. Tu découvriras peut-être que cette saison coincée était, en réalité, un lieu de rencontre avec Dieu.
Ma sœur, peut-être que tu ne le ressens pas aujourd’hui, mais tu n’es pas seule. Même coincée, tu es toujours vue, aimée, portée.
Dieu ne t’a pas oubliée. Il est à l’œuvre dans les coulisses de ta vie, même quand tout semble figé. Il est fidèle — hier, aujourd’hui, et pour toujours.
Tu es précieuse aux yeux de Dieu.









Laisser un commentaire