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L’espérance au milieu du chaos

Ces dernières semaines en France, il y a vraiment de quoi avoir le cœur lourd. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à regarder ce qui se passe dans notre société, avec toute cette colère et ces tensions, et à me demander : mais comment en sommes-nous arrivées là ? Et maintenant, où allons-nous ?

Est-ce que la Parole de Dieu a quelque chose à nous dire sur les temps troublés que nous traversons ? Oui, et surtout, elle nous rappelle une chose essentielle : nous avons une espérance !

Rien de ce qui se passe aujourd’hui ne prend Dieu par surprise. Rien ne lui échappe. Alors, même si nous nous inquiétons parfois pour l’avenir, pour nous-mêmes et pour nos enfants, nous pouvons trouver notre espérance en Dieu et dans sa Parole. Car lui ne change pas, et sa Parole est toujours autant d’actualité aujourd’hui qu’hier.

Dieu nous a donné des repères, des limites pour nous guider et nous aider à vivre en paix, même lorsque tout semble partir dans tous les sens autour de nous.

Alors aujourd’hui, je vous propose de laisser un instant de côté les gros titres de l’actualité pour revenir à l’essentiel : la Parole de Dieu, son caractère immuable et les repères qu’il nous donne. Prenons le temps de redécouvrir ses limites, pour nous-mêmes et pour ceux que nous aimons, et retrouvons ensemble l’espérance dont nous avons tant besoin.

Allez, c’est parti !

De bonnes limites dans nos vies

Être maman, ce n’est pas de tout repos ! À chaque nouvelle étape du développement de mes enfants, je me souviens de ce sentiment : « Bon, accroche-toi, c’est reparti ! » Et puis, il y avait les moments de bonheur, bien sûr, mais aussi les moments beaucoup plus difficiles… jusqu’à ce qu’on arrive enfin au bout de cette étape.

Et là, pendant ce tout petit moment de répit avant le prochain défi, je me disais souvent : « Bon, ça, c’est fait ! Peut-être que la prochaine étape sera un peu plus facile… »

On peut rire un peu de ma naïveté, non ? Parce que, bien sûr, ça ne devient jamais vraiment plus facile ! Le seul jour facile, c’est celui d’hier, pas vrai ?

Quand mes enfants étaient petits, j’ai vite compris une chose : ils avaient besoin de limites. Attention, je ne parle pas des limites étouffantes que pourrait imposer une maman hélicoptère un peu trop contrôlante… même si, je l’avoue, j’ai parfois ce petit côté-là !

Non, je parle de limites toutes simples, mais indispensables. Des limites pour éviter les petits et les gros accidents du quotidien. Bref, des limites pour qu’on puisse se dire à la fin de la journée : « Bon, tout le monde est encore en vie ! »

En réalité, qu’on le veuille ou non, nous avons toutes besoin de limites, à chaque étape de notre vie.

Et quand on regarde notre société aujourd’hui, on voit ce qui arrive quand, génération après génération, on nous répète qu’il faut rejeter toutes les limites et être libres de faire ce qu’on veut, quand on veut et comme on veut.

Notre réalité ne nous plaît pas ? On l’ignore ! Ou alors, on essaie de la changer… et on exige ensuite que tout le monde voie les choses comme nous.

Mais le problème va encore plus loin que ça. À cause de notre nature pécheresse, nous avons tendance à rejeter les limites que Dieu établit dans nos vies. Nous voulons être libres de faire ce qui nous plaît, sans que personne — pas même Dieu — nous dise où nous arrêter.

Alors, nous voulons fixer nos propres règles, définir nous-mêmes ce qui est bien ou mal. Et Dieu nous a donné une véritable liberté de choix, mais nous pouvons aussi utiliser cette liberté pour prendre des décisions qui nous entraînent toujours plus loin dans la mauvaise direction.

C’est exactement ce que nous rappelle Romains 1.28-30. Ce passage nous montre jusqu’où peut nous mener cette volonté de vivre sans tenir compte de Dieu :

Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde.

Vous voyez un peu le schéma ?

Ce qui se passe dans notre société aujourd’hui, avec tous ces troubles et ces bouleversements, ce n’est malheureusement pas nouveau. C’est un cycle qui se répète depuis longtemps : nous tournons le dos à Dieu, nous rejetons ses repères, et nous finissons par en subir les conséquences.

Quand nous persistons à rejeter les limites que Dieu a établies pour nous, le chaos finit par s’installer.

Mais attention, ce podcast n’a pas pour but de nous faire passer encore plus de temps à nous inquiéter de tout ce qui ne va pas dans le monde ! Au contraire. J’aimerais que nous prenions un peu de recul par rapport à tout ce qui nous trouble, pour revenir à celui qui peut nous donner une véritable espérance : Dieu lui-même.

Parce que Dieu nous aime. Et si certaines limites sont là, ce n’est pas pour nous gâcher la vie. C’est justement parce qu’il sait ce dont nous avons besoin.

Alors, regardons ensemble quelques façons concrètes dont nous pouvons trouver de l’espérance, même lorsque le monde autour de nous semble avoir complètement perdu la raison !

Souvenons-nous de Celui qui a établi les limites.

En tant que Créateur, Dieu est souverain sur toute sa création, aussi bien sur le monde physique que sur le plan moral.

Dès le premier chapitre de la Genèse, nous voyons Dieu mettre en place les limites et les repères qui régissent notre univers. Et dans le Psaume 24, David nous rappelle quelle est la place de Dieu dans toute cette création :

À l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde et ceux qui l’habitent !

Et bien sûr, Jésus lui-même a pleinement pris part à cette création, comme nous le lisons dans Colossiens 1.16-17 :

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.

Quand on regarde le monde qui nous entoure, les limites que Dieu a établies dans sa création sont assez évidentes. Elles nous montrent comment Dieu prend soin de ce qu’il a créé et comment tout fonctionne selon son ordre.

Les jours, les saisons, la gravité, les marées, la nature… tout suit un ordre que Dieu a établi et qu’il continue de maintenir.

Bien sûr, le péché a abîmé cette belle création. Mais malgré tout, le caractère de Dieu reste visible dans l’ordre et la beauté de l’univers. On y découvre sa créativité, sa précision, sa beauté… et le soin constant qu’il prend de tout ce qu’il a fait.

Et il en va de même pour les limites morales qu’il a établies pour nous, ses créatures. Elles découlent directement de son caractère merveilleux.

Alors non, nous n’avons pas affaire à un Dieu cruel, une sorte de psychopathe céleste qui prendrait plaisir à nous donner des décharges électriques dès que nous dépassons les limites !

Au contraire ! Nous avons un Père céleste plein de grâce et d’amour, qui nous donne des repères parce qu’il veut ce qu’il y a de meilleur pour nous.

Il sait à quel point le péché peut faire des dégâts dans nos vies. Et c’est justement pour cela qu’il veut nous rappeler sans cesse que ses voies sont vraiment les meilleures pour nous.

Se souvenir que Dieu est celui qui veille sur toute sa création peut nous apporter une paix immense… et même de l’espérance, surtout quand l’humanité semble complètement perdre les pédales !

Parce que Dieu est parfait, les limites qu’il établit sont justes et bonnes.

Parce que Dieu est éternel, ses repères ne changent pas au gré des modes ou des opinions humaines, qui, elles, changent constamment.

Et parce que Dieu est plein d’amour, de compassion et de miséricorde, je n’ai pas à craindre que ses limites soient cruelles ou qu’elles cherchent à me faire du mal.

Je peux lui faire confiance. Le Dieu qui a dit aux flots de la mer : « Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au-delà ! » (Job 38.11), sait aussi parfaitement quelles limites sont bonnes pour ma vie.

Et Dieu nous encourage à faire ce choix, tout comme il l’a fait autrefois avec le peuple d’Israël. Nous lisons dans Deutéronome 30.19-20 :

… j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives… pour aimer l’Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui…

Choisir de se souvenir de Dieu, de qui il est et de son caractère, c’est aussi choisir la vie et la bénédiction, même si tout le monde autour de nous semble avoir oublié cette vérité.

Les limites que Dieu a établies pour notre bien nous donnent une véritable espérance : celle d’un avenir meilleur, vécu selon ses voies.

Détournons les yeux du chaos pour les tourner vers le Créateur.

Ces dernières semaines, regarder les informations et voir tout ce qui se passe autour de nous a parfois de quoi nous décourager. C’est tellement facile de se focaliser sur le chaos qui nous entoure, de se lamenter sur l’état de notre société et de finir par perdre espoir.

Mais j’ai besoin de faire autre chose : je dois recentrer mon regard sur mon Créateur.

Quand nous lisons la Bible, nous découvrons que Dieu connaît déjà toute l’histoire de l’humanité. Il sait où elle va. Et il mène son plan jusqu’à son accomplissement. Son objectif final ? Ramener l’humanité à lui, débarrasser sa création du fléau du péché et rétablir une justice parfaite pour tous et pour toutes choses, sous le règne éternel de Jésus, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs.

Waouh ! Ça remet quand même les choses en perspective, vous ne trouvez pas ?

Au lieu de fixer mon attention sur tous les problèmes du monde, je dois la tourner vers mon Sauveur. Tout ce qui ne va pas dans ce monde nous rapproche un peu plus du jour où Dieu accomplira son plan et mettra définitivement fin à l’histoire telle que nous la connaissons.

Comme nous le lisons dans Romains 8.22, toute la création « soupire et souffre les douleurs de l’enfantement ».

Mais Dieu a promis qu’un jour, toute cette souffrance prendra fin. Dans Apocalypse 21.1, nous lisons :

Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Et dans Apocalypse 22.3, il nous fait cette promesse :

Il n’y aura plus d’anathème.

Dans le monde, les peuples continueront à se faire la guerre et à se déchirer, jusqu’au jour où Dieu y mettra définitivement un terme.

Même dans les tout derniers jours, Satan mènera une ultime révolte contre Dieu. Nous en lisons le récit dans Apocalypse 20.9 :

Ils montèrent à la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora.

C’est presque… déconcertant de simplicité, non ? Après tant de conflits, de combats et de rébellion, Dieu mettra fin à tout cela une fois pour toutes.

Et enfin, sa paix régnera pleinement sur sa création, comme il l’a toujours voulu.

En attendant, le peuple de Dieu peut connaître la souffrance, tant que l’humanité continue de se rebeller contre son Créateur. Mais Jésus a laissé une promesse merveilleuse à ses disciples, juste avant sa mort. Nous la trouvons dans Jean 16.33 :

Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.

Voilà des paroles qui peuvent vraiment nous donner de l’espérance lorsque l’avenir semble incertain !

Dieu mène son plan jusqu’à son accomplissement. Et ce jour viendra. Ce sera définitif, complet… et tellement réconfortant !

Plus de malédiction. Plus de conflits. Plus de rébellion. Seulement Dieu, et sa paix qui régnera enfin sur toute sa création, comme cela aurait toujours dû être.

Comme j’aspire à voir ce jour arriver ! Pas vous ?

Mais attention, Dieu ne nous demande pas de rester les bras croisés en attendant qu’il remette toutes choses en ordre !

Et c’est justement ce qui m’amène à mon dernier point pour aujourd’hui…

Dieu a un plan pour moi, aujourd’hui, au milieu de ce monde complètement bouleversé.

C’est vrai, je suis assez limitée dans ce que je peux faire, à mon niveau, pour mettre fin au mal qui nous entoure. Mais Dieu, lui, n’a aucune limite !

Me rappeler que c’est lui qui est aux commandes, et non pas cette foule d’hommes et de femmes mécontents qui nous entoure, peut vraiment apaiser mon cœur.

Me rappeler que Dieu est Dieu et que moi, je ne le suis pas, m’empêche aussi de baisser les bras, de désespérer, de retourner me cacher sous ma couette et de dormir jusqu’à l’enlèvement de l’Église !

Le chaos qui nous entoure ne devrait pas nous paralyser de peur. Au contraire, il devrait nous pousser à lever les yeux vers Dieu et à nous tourner vers lui dans la prière. C’est lui, et lui seul, qui peut vraiment nous aider.

Dans 1 Timothée 2.1-4, Paul nous le rappelle :

J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

Alors, concrètement, qu’est-ce que je peux faire ?

Je peux prier pour les responsables de notre pays, ceux qui doivent prendre des décisions et répondre aux besoins de la situation actuelle, afin que notre pays ne souffre pas encore davantage.

Je peux prier pour toutes ces personnes qui souffrent, qui sont perdues, qui vivent sans Christ et qui n’ont plus d’espoir.

Je peux prier pour ma famille et pour ceux que j’aime, qui sont peut-être eux aussi pris dans cette tourmente, inquiets et effrayés à l’idée de ce que l’avenir leur réserve.

Je peux aussi prier pour mon propre cœur, pour ne pas laisser la colère, l’amertume ou la peur prendre toute la place dans mon quotidien.

Et comme nous le rappelle la fin de ce passage, je peux aussi m’investir pour aider les autres à revenir à Dieu.

Quand je vois des personnes qui choisissent de vivre en dehors des limites protectrices que Dieu a établies, je peux leur rappeler sa bonté et sa fidélité envers sa création. Je peux aussi les encourager sincèrement à venir à Christ, à lui confier leur vie et à découvrir la transformation qu’il peut accomplir en elles.

Je peux prendre part au plan de Dieu et contribuer à faire grandir son royaume, une vie retrouvée à la fois.

Voilà le message d’espérance dont notre monde a tellement besoin aujourd’hui !

Dans Hébreux 6.18-19, nous trouvons un magnifique rappel de cette espérance que nous pouvons avoir dans les promesses d’un Dieu qui ne ment jamais :

…nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide…

Alors, mes amies, si vous cherchez de l’espérance aujourd’hui, ne cherchez pas plus loin que les promesses de Dieu dans sa Parole.

Dieu est à l’œuvre, même lorsque nous ne voyons pas ce qu’il fait. Malgré tout le chaos qui nous entoure, il poursuit son plan pour ramener sa création à lui et nous offrir un avenir bien plus merveilleux que tout ce que nous pouvons imaginer ici-bas.

Alors, si les informations du jour vous découragent ou vous bouleversent, prenez le temps de revenir à la merveilleuse bonne nouvelle que Dieu a annoncée à l’humanité. Nous la trouvons dans Luc 2.10-11 :

Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

J’espère que ces paroles vous auront encouragées aujourd’hui. En tout cas, elles m’ont fait du bien à moi aussi !

On se retrouve très bientôt pour un prochain épisode. À la prochaine !

Votre commentaire

C’est moi, Susan!

Merci d’être passée ! J’aime tellement apprendre à marcher, chaque jour, un peu plus intentionnellement avec Dieu.

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